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Le sevrage

Les soins pour une dépendance commencent généralement par un sevrage, c’est-à-dire l’arrêt de la (ou des) consommation(s). Cette étape est notamment indispensable en cas de dépendance physique. Pour éviter les accidents (en particulier pour l’alcool, cf. ci-dessous) et les désagréments du sevrage, il est fortement conseillé d’être suivi médicalement et/ou psychologiquement : les chances de succès seront plus fortes et les risques de reprises de consommation s’en trouvent réduits. La fréquentation d’une association d’anciens malades et l’engagement dans une psychothérapie (individuelle, familiale ou en groupe) sont deux autres manières de consolider une abstinence.

 

Important : Parmi les différentes dépendances, l’alcoolodépendance est la seule dont le manque physique, provoqué par l’absence volontaire ou non d’alcool, peut entraîner un risque mortel pour son usager (delirium tremens). De fait, si l’on a une consommation très importante depuis plusieurs années, il convient d’éviter le sevrage « sauvage », en dehors de tout cadre médical, même si de nombreuses personnes ont pu s’affranchir de l’alcool sans aide professionnelle.

Rappelez-vous que nous sommes tous très inégaux devant l’alcool et les autres produits psychoactifs…

 

Les méthodes de sevrage d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec celles d’autrefois : les « cures de dégoût » font désormais partie du passé et il ne s’agit en aucun cas d’accabler les personnes malades du fait de leurs excès ; tout est fait au contraire pour que le moment de la séparation d’avec le (ou les) produit(s) soit le moins pénible possible. C’est ainsi le cas avec les médicaments de substitution utilisés pour les sevrages du tabac et de l’héroïne, uniques substances pour lesquels existent de tels médicaments. Plutôt que de se focaliser sur ce qu’on perd en délaissant le produit, il est préférable de se concentrer sur ce qu’on gagne en s’en libérant.