L’existence de dépendances comportementales nous indique bien que les questions de dépendances sont avant tout psychologiques et n’impliquent pas forcément l’usage d’une substance psychoactive.
Parmi les dépendances comportementales les plus établies, on peut compter :
le jeu pathologique
les dépendances affectives et sexuelles
le jeu vidéo pathologique
les achats compulsifs.
Notons que, comme pour toutes les autres conduites addictives, le fait de s’adonner à l’une de ces activités, même abondamment, ne suffit pas à qualifier une dépendance. La notion centrale reste ici celle d’usage, la dépendance n’étant que l’aboutissement d’un processus passant d’abord par l’usage simple ou l’usage nocif.
D’autres formes de dépendances comportementales existent, à des degrés plus ou moins importants. Elles concernent par exemple :
la cyberdépendance
le sport
le travail
D’autres types de comportements compulsifs peuvent correspondre à des problématiques de dépendance, sans faire pour autant l’unanimité parmi les experts :
la TV, les séries et feuilletons
l’automobile, la moto…
Comme pour les autres dépendances, il existe des méthodes et services de soin aux dépendances comportementales. Les consultations médicales se situent généralement dans les services de prise en charge des questions de toxicomanie, soit en hôpital (service d’addictologie, quand il existe), soit en centre ambulatoire (CSST*, devant devenir les CSAPA**). Pour connaître la structure la plus proche de chez vous, appelez Drogues Info Service au 0 800 23 13 13 (appel gratuit depuis un poste fixe, 7/7 j.).
* : Centre de Soins Spécialisés aux Toxicomanes
** : Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention des Addictions