On distingue habituellement deux facettes de la dépendance :
La dépendance psychologique : il s’agit de l’état de malaise et d’angoisse qui accompagne la privation d’un produit, qui déclenche généralement des comportements irrépressibles (recherche du produit, voire d’un dérivatif) pour mettre fin à cet état de malaise. Longtemps sous-estimée, notamment pour le cannabis, la dépendance psychologique précède toujours la dépendance physique et se prolonge longtemps après (plusieurs mois, voire années). L’importance de cette dépendance psychologique se vérifie notamment en l’absence de toute substance avec les dépendances comportementales (aux jeux d’argent ou vidéo, au travail, aux achats, au sexe ou à l’amour, au sport, etc.) ; elle peut aussi prendre une dimension importante avec des produits induisant peu ou pas de dépendance physique (cannabis, cocaïne, ecstasy, amphétamines, LSD…).
Une prise en charge médicale et/ou psychologique est fortement recommandée pour accompagner le sevrage.
