Etre confronté aux problèmes occasionnés par les consommations d’alcool ou de drogues d’un collègue ou d’un proche (conjoint, enfant, parent…) n’est jamais facile à vivre. Voici quelques conseils pour trouver les mots et les comportements à adopter :
s’informer sur le processus de la dépendance ainsi que sur les produits, alcool et autres. Vous trouverez sur ce site des pistes, des liens et quelques ressources documentaires pour mieux comprendre les questions d’usage et de dépendance.
soigner le contact avec la personne en difficulté. Il ou elle sait bien qu’il/elle rencontre des difficultés avec l’alcool ou les drogues, mais ne veut pas ou ne peut pas le reconnaître ni s’empêcher de consommer. On choisira un moment propice à la discussion : si possible à jeun plutôt qu’en pleine ivresse, dans un lieu à l’écart et permettant la discussion plutôt qu’en public.
oser aborder le problème posément avec la personne en difficulté. Il ne s’agit pas de s’immiscer dans sa sphère privée ni de la dénoncer, mais d’aider une personne en souffrance et en danger.
inciter la personne à se prendre en charge, que ce soit par l’information, la consultation d’un spécialiste (médecin, psychiatre, psychologue…) ou d’une association spécialisée (Amitié La Poste France Télécom ou autres associations d’entraide, ANPAA, association locale de prévention des addictions).
pour les collègues : avertir les services médico-sociaux (médecin de prévention professionnelle ou médecin du travail, assistants sociaux, infirmières), ainsi que le correspondant local d’Amitié La Poste France Télécom. Une concertation avec le chef immédiat est indispensable pour que l’approche sanitaire et sociale l’emporte sur le disciplinaire.
pendant et après les soins : ne pas se désintéresser du sort du malade, le rassurer sur ses capacités à s’extraire de ses problèmes et à trouver des solutions. A la sortie des soins, lui faire confiance et le valoriser durant toute la durée de l'accompagnement l’aideront à reconstruire une image positive de lui-même.

Ce qu’il faut éviter…
Ne rien faire. La situation ne s’arrangera pas d’elle-même, bien au contraire. De plus, vous laissez la personne se mettre en danger (risques routier, médical, professionnel, familial, financier, etc.).
L’appel à la raison. Les arguments rationnels n’ont que peu de portée.
Les reproches. Ils ne font qu’aggraver la culpabilité et la honte du malade, voire son agressivité. Mieux vaut déculpabiliser que moraliser.
Le harcèlement. Surveiller le malade ou l’empêcher de consommer intensifient les stratégies de contournement. Ne cherchez pas à obtenir l’aveu d’une consommation ou de sa reprise, vous n’obtiendriez que la négation d’une évidence.
L’aide financière. Une grande partie de cette somme risque d’être détournée dans l’achat d’alcool ou de drogues.
La dissimulation. Cacher une situation en pensant protéger un collègue est un faux service, qui peut conduire à des situations encore plus graves.